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Francis
Parent vu par...
...Gérard Xuriguera
(...) Il faut prendre chez les individus
ce qu’ils ont de positif. Francis Parent, par exemple, qui est souvent
intervenu à Belleville et avec lequel j’ai longtemps travaillé. Bien que
parfois péremptoire et doté d’un tempérament un peu atrabilaire, sa
vision et une dialectique solide alimentaient de vraies discussions
autour des manifestations dont il était le maître d’oeuvre. Nous avons
été à la base de beaucoup d’opérations et écrit dans les mêmes
magazines. La Figure est sa panacée. Il a une pensée très saine, formée
par la philosophie marxiste, qui lui fait accorder une grande place aux
rapports de l’art avec la société. Une oeuvre doit-elle être lue à
travers un prisme politique et social ? Ce n’est pas faux. Mais chez
Parent, c’est incontournable en raison de la rigueur de son engagement.
Toutefois, la réflexion critique de cet exégète éclairé, soulève
toujours les justes problèmes. (...)
...Pierre Souchaud, Directeur de Artension
Les
expositions proposées depuis plus de dix ans à l’« Espace
Belleville », siège de la CFDT, sont toujours de grande
qualité. Elles montrent des œuvres d’Artistes importants et très
représentatifs de la création actuelle. Elles sont organisées chaque
année autour d’un thème qui permet une approche d’ordre
sociologique ou historique de l’Art d’aujourd’hui. Elles ont été
conçues et préfacées par des Critiques d’Art reconnus tels que
Michel Ragon, Gérard Xuriguera, Francis Parent notamment. (…) Cette
année, Francis Parent a réuni les œuvres de 43 Artistes pour une
exposition intitulée « L’humour dans l’Art contemporain »,
mais qui, précise d’emblée son concepteur, n’est pas de « faire
rire » ou de « se fendre la poire » comme on se
la fend devant un savon géant de « x », ou une rayure
verticale de « y » (…).
...Maurice Cury (Ecrivain)
(…) De la polémique la plus violente à l’analyse d’œuvre la plus fine, dans des textes qui ne manquent ni de vivacité ni d’humour, Francis Parent affirme sa constance dans l’engagement d’un Critique qui a toujours défendu une idée de l’Art et un rapport de l’Art à la société dont « l’establishment » ne veut rien entendre. (…)
Extrait d’une critique
« Europe Plurilingue »
- Décembre 2000
...François Derivery
(…)
Voilà un critique d’art qui a de la culture, des analyses, une
éthique, et qui n'a voulu céder sur aucun de ces points. Depuis plus
de vingt ans il se bat donc, avec conviction et fougue, au risque de
déplaire (…). Plus sensible aux valeurs de socialité et
d’historicité de l'art qu'à la forme en soi, sa critique est une
critique vivante, en situation, en même temps que curieuse, analytique
et nourrie de références. Dans de multiples débats, conférences et
discussions publiques —
au sein desquels il est un redoutable et pugnace adversaire de tous les
conformismes — il
continue à défendre, toujours avec le même courage, la cause de la
nécessaire indépendance du producteur artistique, de son autonomie
idéologique et formelle, et de la déontologie de l’artiste en
général. (…) Francis Parent, avec quelques-uns des artistes qu’il
a défendus — dont le « groupe DDP », qu’il a soutenu
dès ses débuts — et à travers de multiples actions dans le milieu artistique,
l'organisation d'expositions, la critique indépendante, la création et
l’animation de revues comme Ancrages et Intervention, la
participation régulière à Artension et à des revues de
combat comme Manifeste et Esthétique Cahiers, n’a pas
attendu la fausse “polémique”, largement organisée et médiatisée
par le monopole marché/institution, pour analyser de façon productive
et critique ce que la période récente a vu introniser sous le label
d'“Art contemporain”, en détournement d'un concept qui excède
largement les repères marchands. (…) Dans ce livre, où il laisse
courir sa plume, souvent avec un humour décapant, sur l’ensemble du
champ artistique, Francis Parent propose des outils d’analyse, un
recul nécessaire, et ouvre à la réflexion. Dans le domaine de l’art
— comme dans l’histoire des sociétés — rien n’est
définitivement clos ni joué.
In
« Francis Parent :
le courage de la Critique
»
Le « Parent terrible » s’est installé à Montmartre. Critique d‘Art virulent et indépendant (…) il s’attaque sans répit au « monstre qu’est devenue l’institution culturelle et marchande » (…). Critique et Historien d’Art, ce Don Quichotte invétéré refuse de ressembler aux trissotins qui hantent les milieux de l’Art. Il perturbe le système bien huilé (…), mais qu’on ne s’y trompe pas, (s’il) dénonce les abus, c’est par amour de la justice et rigueur intellectuelle. Sous le style pamphlétaire, les jeux de mots « intellectuels », se cache un homme pudique, habité par sa passion et un idéal sincère, toujours prêt à servir la cause des Artistes (…).
In « Francis Parent ; Résistant de l’Art », introduction de Jean Manuel Gabert, « Paris MontmARTre » - 1er trimestre 2000
...Gérard XURIGUERA (Critique d’Art)
(…) Toutefois, la Critique d’Art peut s’avérer noble, batailleuse et autonome, au service de justes causes. Cette attitude indépendante requiert courage, dignité et discernement et, en surplomb, ce zest de partialité, sans lequel un jugement n’est qu’une opinion parmi d’autres. Hélas ce genre de critique d’Art n’est pratiqué que par une faible minorité, suffisamment ancrée dans ses convictions pour se permettre d’aller à l’encontre des idées convenues. Francis Parent est de ces irréductibles (…). Il n’est pas non plus de ceux qui se sont satisfaits d’un savoir théorique engrangé sur les bancs de
l’Université, mais appartient à la frange d’hommes de l’Art qui l’ont creusé dans les ateliers, en fréquentant régulièrement les Artistes, épousant leurs difficultés et les appuyant de son mieux. (…) Son regard, affermi par plus de vingt années d’expériences visuelles nationales et internationales, est celui du découvreur, continuellement à l’affût, car il ne subit pas l’emprise des galonnages artificiels du marché ou de l’institution. Farouchement indépendant, il assume passionnément ses choix et les défend de même, parfois avec excès, mais toujours avec clairvoyance et ténacité. Organisateur de nombreuses expositions, conférencier, membre de maints jurys, auteur d’innombrables préfaces, d’ouvrages historiques ou monographiques, il s’est peu à peu forgé, en raison de ses positions, une réputation sulfureuse, mais il revendique son anti-conformisme parce qu’il est conforme à sa nature profonde. (…Il) agit en bretteur, en polémiste et en témoin, par l’entremise d’une langue acérée, fouillée, complexe, jouant sur la signification des mots, tour à tour didactique et métaphorique, en détachant sur un ton alternativement grave et ironique, ce qu’il sent monter en lui de sentiment d’injustice et de révolte contre les fourvoiements opportunistes
(…) ...Jean Revol
(…) Que de détours pour ne pas parler de Beuys. Il faut pour l’évoquer le génie de Bernard Lamarche-Vadel ou le vocabulaire choisi de Francis Parent (…).
Extrait
de « Figure et vérité »
...Tudor Banùs
« Les interrogations et points de vue que Francis Parent développera dans sa conférence touchent à l’essentiel. Critique et historien engagé, exempt de dogmatisme dans ses appréciations stylistiques, il démontre parallèlement, s’il en était besoin, que les formes « contemporaines » ne sont pas en elles-mêmes la propriété de l’idéologie qui les appointe. Toutes les formes sont appropriables par la pratique et la conscience de l’Artiste et il n’en est pas de définitivement compromises par l’usure de la pratique artistique. Mais la forme ne suffit pas, et il convient de s’interroger sur la fonction qu’on confère à celle-ci et sur le processus qui fait advenir le sens de l’acte créatif artistique. »
In Présentation d’une conférence de F.P
...Pierre Souchaud , Directeur de « ARTENSION »
« La critique a le profil bas. Ce qu’il en reste se planque dans les talus. Pas de quoi pavoiser en effet devant le désastre où elle a une grande part de responsabilité. Difficile donc de trouver un critique qui veuille bien « critiquer » en quelque sorte et « mettre les pieds dans le plat ». Sauf Francis Parent qui a un solide passé de « teigneux » et qui n’a pas hésité un seul instant à donner son avis sur la situation. »
Artension n° 31 - Février
1992
...Jeanine Rivais
Francis
Parent (…) ce Critique, qui, omniprésent dans les expositions
officielles et parfois plus marginales, depuis plus d’un quart de
siècle, est à l’évidence sur le pied de guerre contre tout ce qui
est surfait ; à l’écoute de tout ce qui est « création
authentique », imaginative et de préférence militante (et qui
essaie…) de remettre à l’heure des pendules artistiques qui ont
complètement perdu la boule, (qui a…) une vigilance jamais démentie
quant à l’absence ou la présence de certains noms dans des
expositions supposées fixer la situation nationale et internationale
artistique à une date donnée , (qui a) une attention
particulière aux problèmes sociologiques inhérents à certaines
démarches artistiques comme, par exemple, la place des femmes dans ce
monde (…).
Extrait d’une critique in « Ideart » - été 2000
(…) Comme le pointe le grand Critique Francis Parent, Yves Hayat détourne des images classiques, celles de Vélasquez, Rubens, Michel Ange, Murillo, etc., pour leur faire dire quelque chose d’aujourd’hui (…).
Extrait de « Il y a une ombre
au tableau », critique de France Delville sur Y. Hayat, |